Octobre, le mois de l'équilibre pour le ressourcement

« Bo » : le grand nettoyage

 

Cette symbolique est en relation avec la recherche de l’équilibre par l’épuration de tout ce qui encombre, et la prise de conscience que les expériences du passé, ont toutes un intérêt extrêmement positif. Elles ont permis de forger votre personnalité. Il s’agit donc de savoir faire le tri parmi toutes les expériences vécues, de s’appuyer sur celles qui sont en cohérence avec notre for intérieur, sans oublier celles qui ont été difficiles.

Selon le Tao, rien n’est hasard, et tout se décide et s’oriente en fonction de l’intention que l’on porte.

 

« La sagesse est de voir le nouveau dans l’ordinaire, en s’accommodant du monde tel qu’il est. Il y a des trésors cachés dans l’instant présent. » Santoka Taneda (poète japonais)

 

La tendance énergétique poursuit sa diminution et son intériorisation, caractéristique des feuilles qui tombent, privées de la sève qui s’en retourne aux racines. L’analogie entre l’énergétique humaine et végétale se situe dans les mouvements du sang et de la sève.

Cet équilibre fragile et éphémère du yin/yang ne s’observe que 2 fois dans l’année et fait réfléchir à la fragilité de notre équilibre intérieur qui fluctue au rythme de ce cycle.

C’est la recherche naturelle de l’équilibre avec l’environnement qui se définit par l’adaptation.

 

TROUBLES DE LA SAISON

L’instabilité, les troubles du sommeil, les tensions musculaires

La période n’est pas propice à l’intervention active, il faut s’adapter, se tenir au repos

Les feuilles des arbres tombent, le vent et la pluie assombrissent le paysage et invitent à rentrer chez soi … Tout retourne à la terre, les fruits, les feuilles et la pluie...

 

Le cycle éveil-sommeil, la température corporelle, la production d’hormones, l’humeur, le rythme cardiaque, la vigilance, la mémoire réagissent à ces transformations permanentes du ciel.

Ces rythmes sont gouvernés par des horloges biologiques et réagissent en relation avec l’environnement terrestre : l’alternance nuit/jour, le bruit et le silence, la chaleur et le froid etc., suivant une période moyenne de 24h.

Plus ces rythmes sont stables et de grande amplitude, plus ils favorisent l’acceptation de l’environnement, donc la capacité d’adaptation .

 

MIEUX S'ALIMENTER

 

Avec le mois d’octobre, l’automne se dessine, la chaleur yang de l’été est oubliée et la tonalité yin, fraiche et humide, donnée par septembre, va s’accentuer pour conduire à l’hiver en peu de temps.

Le navet et la carotte, la pomme et la poire sont abondants maintenant mais de nature plutôt fraîche et yin. Afin d'équilibrer ces saveurs, pensez aux produits de la chasse, perdreau, chevreuil et lièvre, ont une saveur unique et ne sont disponibles que très peu de temps. Aussi, le poissonnier propose de la roussette à bon prix. Les raisins blancs et noirs, ainsi que les mûres apporte une touche automnale à vos desserts.

Privilégiez les saveurs douces et tièdes, qui réchaufferont le système digestif et éviteront sa fatigue. Le potiron, le chou, les champignons, le poireau, le riz, les noix, les châtaignes, le poulet, le faisan, le lapin, le jasmin, le sucre roux, les dattes, le coing, la figue, la prune et le raisin.

 

Au potager…

- S’il ne gèle pas, les légumes fruits, comme les poivrons ou les tomates, continuent à fleurir et fructifier jusqu’au coeur de l’automne. Dès qu’une nuit froide signe la mort de vos pieds de tomates, il faut rentrer tous les fruits, les verts comme les rouges. Les tomates continueront de mûrir à l’intérieur sur un devant de fenêtre ensoleillée

- Taillez les pêchers

- Semez laitue, oignons, épinards, roquettes et persil

- Récoltez les courges, fenouils, navets, choux, tubercules

Avant les premières gelées sévères, préparez l’entrée du jardin dans l’hiver en prévoyant des rameaux d’épicéa, paillassons, voiles et autres protections

Au jardin…

- Videz et nettoyez les jardinières et potées défleuries

- Procédez à la dernière tonte du gazon

- Il est encore temps de planter arbres, arbustes (pour leur permettre de former un système racinaire avant l’hiver), vivaces, graminées et bulbes à fleurs

- Plantez de nouveaux rosiers, les bulbes de narcisses, de lys et de jonquilles

- Déterrez et conservez les bulbes de glaïeuls et de tubercules

 

Et aussi : Gaulez les noix et récoltez les châtaignes

 

Les légumes du marché d’octobre

Artichaut, aubergine, betterave, blette (ou bette), brocolis, carotte, cèleri, cèpe, chou, chou de Bruxelles, chou-fleur, citrouille, courges (courge, citrouille, potiron, potimarron...), courgette, endives, épinard, fenouil, flageolet, girolle ou chanterelle, haricot (coco paimpolais, lingot, mogette, haricot blanc), haricot vert, maïs, navet, pâtisson, pied de mouton, poireau, pomme de terre (de conservation), poivron, radis noir, roquette, salsifis, tomate.

Les champignons en octobre : girolles, cèpes et bolets.

 

Les fruits airelle, banane, châtaigne, coing, datte, figue (fraîche), kiwi, mirabelle, mûre, myrtille, noix, pamplemousse, papaye, poire, pomme, prune (mirabelle, quetsche, reine-claude), raisin (chasselas, muscat).

 

 

MIEUX RESPIRER

     

    Pour harmoniser le souffle :

    Commencer par l’inspiration en conduisant le souffle jusqu’au bas-ventre par visualisation.

    Retenir le souffle un instant avant de l’expirer.

    • Accompagner le souffle et mentaliser des phrases courtes telles que « je suis calme » et « je suis détendu » (1 mot = 1 action : « je » = inspir « suis » = expir...)

      • La langue suit le souffle, elle se place au palais à l'inspir et reprend sa place habituelle à l'expir.

       

      Pour tonifier la respiration, suivre le même procédé, en retenant son souffle avant chaque inspiration.

       

      MIEUX SE REPOSER

       

      Parfois, la fatigue nous prend et il est déjà trop tard, afin d'augmenter la circulation intérieure, la posture de « vide suprême » favorise l’approvisionnement en oxygène et en sang de notre cerveau et équilibre cette énergie qui se place entre l'homme et le ciel.

       

      Debout, les jambes écart de la largeur de vos épaules, les pieds parallèles, le regard devant vous, légèrement vers le bas, comme si vous vous trouviez en haut d’une montagne, ne regardez rien mais voyez tout

      - Détendre les genoux et les coudes pour relâcher les membres

      - Rester dans une écoute respiratoire animale, instinctive, maintenant une position debout, sans se pencher en avant ni en arrière

      - Reposer légèrement le poids du corps vers le bas comme si vous étiez assis sur un gros ballon

      - Imaginer qu’un fil d’or vous soulève par le sommet de la tête.

      - Détendre les muscles

      o Relâcher les mâchoires, desserrer les dents, relâcher la langue dans la bouche, détendre les lèvres, détendre et prendre conscience des joues, les narines sont ouvertes, comme les naseaux d’un cheval au galop, les paupières sont lourdes, le front est lisse comme un miroir.

      o Glisser en arrière sur le cuir chevelu qui s’étire jusqu’aux oreilles ouvertes sur l’extérieure et prendre conscience du crâne, du visage et du corps qui se détend,

      o Imaginer votre tête comme une bulle très légère qui prend du volume avec l’air qui vient au centre du crane.

      o Sentir ce fil d’air qui vient dans mes narines qui traverse les fosses nasales jusqu’en arrière des narines pour aller percuter le rhino-pharynx. L'air descend dans l’ethmoïde, l'information va directement sur l’épiphyse, grande zone d’information pour la qualité de l’échange entre l’oxygène de l’air et le sang du cerveau.

      Zone d’échange entre la conscience : pensée conscientisée dans le cerveau gauche et la pensée informée dans le cerveau droit, le passage entre le cerveau biologique et le cerveau cognitif, les pensées analysée (cerveau) et les pensées intuitives (poumon).

      Détendre le cerveau au travers de l’oxygène de l’air et le sang du cerveau pour obtenir une combustion, un fonctionnement lumineux !

      Passer de la lumière visuelle à la lumière invisible, comme pour ceux qui vivent une NDE (near death experience – presque mort) via ce passage au niveau du rhino-pharynx.

       

      MIEUX BOUGER : Détendre la nuque au bureau !

       

      Mouvement de tête vers le bas : poser les coudes sur la table, et soutenir la tête des deux mains au niveau du front. Lentement mais puissamment, inspirer, bloquer, baisser la tête tout en exerçant une résistance avec les mains, pendant quelques secondes, relâcher sur l’expiration. Répéter une deuxième fois

      o Mouvement de tête vers l’avant : croiser les mains sur le front, en appliquant les paumes sur la largeur du front, le s coudes ouverts sur l’extérieur, inspirer, bloquer, et appuyer la tête sur les mains pour la faire avancer, pendant que les mains résistent. Tenir quelques secondes et relâcher. Répéter une deuxième fois

      o Mouvement de tête sur le côté droit : placer la main droite en avant de l’oreille droite (paume à plat sur le zygomatique, pouce en dessous de l’oreille, index au dessus de l’oreille), laisser le coude à l’horizontal. Inspirer, bloquer et basculer la tête vers l’épaule en empêchant le mouvement réel par résistance de la main droite. Tenir 6 à 8 secondes, expirer et recommencer une 2ème fois. Répéter sur le côté gauche

      o Mouvement des bras vers le bas : poser les mains à plat devant soi sur le bord de la table et reculer le siège de la longueur des bras (attention à ne pas pencher le buste vers l’avant, garder le dos bien droit mais pas rigide). Concentrer toute votre force dans les mains et sur l’inspiration, bloquer et prenez appui sur la table en pressant sur les mains, sans fléchir les coudes et sans bouger votre dos. Tenir 6 à 8 secondes, expirer et relâcher.

      o Mouvement des bras vers le haut : poser les mains à plat devant soi sous le bord de la table et reculer le siège de la longueur des bras (attention à ne pas pencher le buste vers l’avant, garder le dos bien droit mais pas rigide). Concentrer toute votre force dans les mains et sur l’inspiration, bloquer et prenez appui sous la table en essayant de la soulever, sans fléchir les coudes et sans bouger votre dos. Tenir 6 à 8 secondes, expirer et relâcher.

      o Resserrement des bras : placer les mains de chaque côté du clavier de l’ordinateur ou de la table si elle n’est pas trop large. Inspirer et bloquer le souffle, resserrer les mains en prenant appui sur les côtés du clavier ou de la table, tenir quelques secondes et relâcher sur l’expiration. Terminer le travail sur les trapèzes par un étirement du muscle : avec la main droite, sur l’inspiration, saisissez le trapèze gauche à pleine main. Expirez tout en maintenant le muscle en étirement, relâchez en fin d’expiration. Reproduisez le mouvement jusqu’à obtention d’une sensation de dégagement. Faire de même sur l’autre trapèze.